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Catherine Eberlé Artiste - Peintre
" Au Québec, les hivers ont des couleurs à l'âme."
Catherine Eberlé
Biographie
Catherine Eberlé est une artiste - peintre née le 22 décembre 1960 à Chamalières, Puy-de-Dôme, France. D'origine alsacienne par son père, flamande par sa mère, elle arrive à Montréal quand elle est enfant.
Marquée dans sa jeunesse par des séjours entre le Québec et la France, elle garde un profond attachement pour ces deux pays.
Cette ambivalence l'amène à créer des toiles inspirées d'un monde parfois réel, mais plus souvent fictif, notamment dans ses scènes d'intérieur.
Quand elle est encore qu'une enfant, son père, grand admirateur des espaces québécois lui rappelant un peu son Alsace natale, sans le savoir, lui fait découvrir un monde magique
qui n'appartient qu'au nord; une humilité que l'on ressent face à ce décor fascinant, l'air transparent et ses couleurs limpides.
En marchant tous les deux sur les lacs gelés des Laurentides, elle ne sait pas que ces silencieuses solitudes, ces sous-bois sombres et intrigants, cette neige
qui glace l'atmosphère, cette nature intacte seront l'âme de son travail et rejailliront en tableaux plusieurs années plus tard,
pour en dépeindre l'essence même de leurs vulnérabilités.
Élève de Richard Dorais, elle étudie de façon intensive le dessin académique comme cela se faisait à la Renaissance italienne. Elle apprend aussi plusieurs techniques
de peinture à l'huile; glacis, fondus, règles de gras sur maigre, le clair-obscur et bien d'autres.
Plusieurs voyages en Europe lui permettent d’approfondir l’étude des grands maîtres dans divers musées. Mais, le Musée des beaux - arts de Montréal représente, pour elle, " son université "
puisqu'elle y passera beaucoup de temps à y dessiner. Après la naissance de sa fille, elle est l’élève du peintre Pierre Pivet auprès de qui elle trouve un écho à l'intérêt qu’elle porte aux peintres
fauves et à Cézanne plus particulièrement.
Elle se met ensuite à la pratique de la peinture à l’huile en forgeant sa propre vision faite d’un amalgame de
diverses influences tel que Rembrandt, Vermeer, Cézanne, Gauguin, Matisse,
Monet, Bonnard, Klimt, Mucha et bien d'autres.
Au milieu des années 1990 et début 2001, elle est secouée par la maladie de son père (AVC) et le décès soudain de sa mère, survenus à deux mois d'intervalle.
À partir de ce terrible été, elle met un peu sa peinture entre parenthèse pour s'occuper de son père jusqu'à son décès début 2001.
Ne voulant pas utiliser la peinture comme défouloir, elle expérimente énormément et décante en quelque sorte tout ce qu'elle a vécu.
Sa vision des choses étant changée, la sérénité reprend le dessus. De là découle son engouement pour l'acrylique qu'elle utilise comme l'huile, en appliquant la méthode du glacis.
La couleur et la lumière sont primordiales chez Catherine Eberlé.
Sa peinture onirique invite au détachement de la réalité quotidienne. Elle aime laisser à chacun la
possibilité de s’approprier ces moments d’évasion à travers ses toiles.
FORMATION
- 1987-1988 Approfondissement de l’étude de la peinture à l’huile à l’atelier du peintre Pierre Pivet, Montréal, Québec, Canada.
- 1984-1985 Cours de peinture à l’huile à l’École professionnelle de peinture du Québec, Montréal, Québec, Canada.
- 1983-1984 Cours de dessin académique, lavis et aquarelle avec le peintre Richard Dorais, Montréal, Québec, Canada.
- 1982-1986 Histoire de l’art, Arts plastiques, Université de Montréal, Québec, Canada.
- 1981-1982 Études Françaises, Université de Montréal, Québec, Canada.
- 1979-1981 DEC en Lettres, profil Arts et Langues, Cégep Edouard Montpetit, Longueuil, Québec, Canada.
- 1971-1972 Cours d'Arts Plastiques pour les enfants, école primaire, Région parisienne, France.
EXPOSITIONS SOLOS SÉLECTIONNÉES
- 2010: Galerie Boréart, Granby, Québec, Canada. 27 janvier au 14 février 2010, Ombres et Lumières ( Sélection par jury )
- 1998: La Maison de la Culture de Waterloo, Québec, Canada. 1er au 31 juillet 1998, Les expositions de l'été à La Maison de la Culture de Waterloo, Galerie soeur Louis.
EXPOSITIONS DE GROUPES SÉLECTIONNÉES
- 2012: Galerie Boréart, Granby, Québec, Canada. 5 au 30 septembre 2012. ( à venir )
- 2011: Galerie Boréart, Granby, Québec, Canada. 21 septembre au 9 octobre 2011.
- 2010: Galerie Boréart, Granby, Québec, Canada. 22 septembre au 3 octobre 2010.
- 1992: Exposition - Duo - Vernissage, Royal LePage, Montréal, Québec, Canada.
- 1989: Galerie Kastel de Knowlton, Québec, Canada
- 1987-1988: Galerie La Maison de l'Artisan, Saint-Césaire, Québec, Canada.
ASSOCIATIONS
Membre de Boréart
Centre d'exposition en arts visuels, Granby, Québec, Canada.
COLLECTIONS D'ENTREPRISES
Centre Médical Robinson, Granby, Québec, Canada.
COLLECTIONS
Collections privées au Canada, au Québec et en Ontario.
Collections privées en France.
DÉMARCHE ARTISTIQUE
À la réalité brute, je préfère l'illusion du rêve. J'aime ce qui enjolive en suggérant et laisse imaginer ce que l'on veut. J'aime le raffinement intemporel, celui dont on rêve toujours, l'exotisme aérien d'un paysage voilé par la brume, la poésie d'une fête habillée de soie, mousseline ou de vêtements chamarrés, l'intimité d'un intérieur racontée par l'air et la lumière, tout ce qui respire la douceur de vivre.
Et par mes tableaux, j'espère partager avec le spectateur, cette insouciance dont nous avons tous besoin.
Depuis plus de vingt-cinq ans, la peinture fait partie de mon quotidien. Au début des années 1980, j'ai appris le métier de peintre, comme à la Renaissance. Tout ce bagage pictural me suit dans mes tableaux, mais n'exclut pas une certaine spontanéité dans le geste et le choix des couleurs qui sont parfois vives mais jamais hurlantes. J'utilise des tons rompus pour mieux valoriser les couleurs pures et laisser aussi des zones de repos pour l'œil.
Avant de débuter ma toile, je fais divers croquis et essais de combinaisons de couleurs et crée ainsi l'architecture de la future toile. Une fois satisfaite de ces ébauches, je transpose le dessin sur la toile à la mine de plomb que je fixe par un trait fin d'acrylique sépia ou à l'aide d'une plume et d'encre de Chine.
Je couvre ensuite la toile au complet des tons voulus à l'acrylique ou à l'huile, en veillant au clair-obscur et à l'harmonie des couleurs. Comme j'utilise la technique du glacis, les tons de départ ne sont pas toujours ceux de la fin. Exemple: pour une robe verte, je peux utiliser un jaune opaque de départ et le recouvrir d'un bleu translucide ou vice versa. J'ai parfois des ajustements à faire en cours de route pour que le tout soit harmonieux, mais j'ai aussi d'heureuses surprises de combinaisons de tons.
Pendant ce processus, je vis dans l'exaltation et dans ma bulle de création. C'est un moment privilégié et de pure bonheur.
Chaque toile m'habite complètement le temps de sa création. Une fois celle-ci terminée, je me sens toujours un peu orpheline et en débute une autre et ainsi de suite.
Je suis une artiste-peintre qui aime l'expérimentation de la peinture à travers plusieurs sujets. Les personnages, les paysages et les scènes d'intérieur font partie de mon langage pictural.
La peinture pour moi c'est d'abord un moment de recueillement et de réflexion.
C’est un rituel que de placer mes pigments sur la palette, mes pinceaux sur la table, puis esquisser le dessin sur la toile.
J’espère par dessus tout établir un point de rencontre avec le spectateur. Que ces moments d’évasion, ces rêves éveillés soient partagés.
BIBLIOGRAPHIE
La Voix de l'Est, journal du 23 janvier 2010, No 176, page 36, par Marie-Ève Lambert. «Boréart présente l'artiste Catherine Eberlé...»
La Voix de l'Est, journal du 30 janvier 2010, No 182, page 37, par Marie-Ève Lambert. «Boréart...Catherine Eberlé exposera ses toiles jusqu'au 14 février.»
Week-End, Sortir. «Catherine Eberlé à Waterloo». Publications tous les samedi de juillet 1998. Journal La Voix de l'Est, Granby, Québec, Canada. (Exemplaire du samedi 18 juillet 1998, Volume 64, No 22, page 30.)
Journal Le Tour de Waterloo, Québec, Canada. ÉTÉ 1998. Volume 1, No 1, Page 12.«Les expositions de l'été à la Maison de la Culture de Waterloo».
SIMARD, Line, «Catherine Eberlé, La Maison de la Culture», Journal Le Waterlois, Waterloo, Québec, Canada. Juillet 1998, No 7, Page 18.
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